Sentinelle de Thibodaux (La)

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La Sentinelle de Thibodaux / Thibodaux Sentinel a été fondée en 1861 à Thibodaux, en Louisiane. Bilingue, son édition française a cessé de paraître en 1900. L'édition anglaise a disparu en 1912.

Notes et remarques

La Sentinelle de Thibodaux / Thibodaux Sentinel a été fondée en 1861 à Thibodaux, en Louisiane, une petite communauté agricole située au cœur de la région sucrière de l’État. Le journal connut de grandes difficultés pendant la guerre de Sécession, notamment en raison de pénuries de papier (au moins trois numéros furent imprimés sur du papier peint). Un éditorial publié plus tard rappelait que durant les années de guerre, la Sentinel avait été « morte sous les ailes de l’adversité et du pouvoir militaire ».

En août 1865, le journal fut relancé par l’ancien soldat confédéré Pierre Ernest Lorio (1833-1894) et François Sancan (v. 1826-1897), natif de France, qui avait émigré en Louisiane dans sa jeunesse et travaillé comme peintre portraitiste et photographe. Publiée chaque semaine sur quatre pages — deux en français et deux en anglais — la Sentinelle arborait pour devise : « Independent in all things – neutral in none » / « Indépendant en tout. Neutre en rien. »

Le journal proposait de brefs articles d’actualité locale ainsi qu’un ensemble varié d’histoires nationales et internationales, pour la plupart reprises d’autres sources. Un annuaire commercial figurait en première page, où les lecteurs trouvaient également des publicités pour les commerces locaux, des annonces de ventes publiques, des arrêtés municipaux et, pendant la Reconstruction, des ordres militaires. Bien que politiquement neutre, la Sentinelle exprimait une opposition modérée à l’occupation fédérale de la Louisiane. Les autres pages contenaient généralement des articles portant sur un large éventail de sujets, dont la politique, l’agriculture, l’éducation et les divertissements. On y trouvait aussi des avis de mariage, des nécrologies et les procès-verbaux du police jury de la paroisse de Lafourche (équivalent des conseils de comté dans d’autres États).

En juin 1866, la Thibodaux Sentinel fut rebaptisée Weekly Thibodaux Sentinel et parut sous ce titre jusqu’en 1875, année où son nom changea de nouveau pour devenir le Weekly Thibodaux Sentinel and Journal of the 8th Senatorial District. François Sancan, qui éditait la section française, demeura propriétaire du journal jusqu’à sa mort en 1897 ; la section anglaise fut éditée par Duncan S. Cage, Silas T. Grisamore et d’autres encore. De 1882 à 1898, la Sentinelle fut publiée en éditions distinctes, anglaise et française, chacune comportant quatre pages. En 1898, le titre redevint Weekly Thibodaux Sentinel. Deux ans plus tard, l’édition francophone fut abandonnée. De 1905 à 1912, date à laquelle le journal cessa de paraître, il fut publié sous le titre Thibodaux Sentinel par Henry R. Dupré (né vers 1874).

Source : Notice bibliographique de la Library of Congress

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