Progrès de Nouméa (Le)

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Journal fondé en 1884 à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie.

État des collections

Notice de la collection imprimée à la Bibliothèque nationale de France (Cote : JO-5975) et à l'Arsenal (Cote : 8-JO-1097 (A))

Bibliothèque Bernheim, à Nouméa.

Notes et remarques

Informations fournies par Coquilhat 1987 (voir référence ci-dessous) :

37 - (PrN) - Le Progrès de Nouméa.

"Organe des intérêts coloniaux, commerciaux, agricoles et industriels, paraissant les mercredis et samedis".

(30/7/1884-12/9/1885)

Ce Progrès fait suite au Progrès de la Nouvelle-Calédonie. Le prix du numéro passe à 50 c, l'abonnement annuel reste fixé à 40 F. Le format devient un peu plus grand (51 x 33 cm) pour quatre pages imprimées sur quatre colonnes ; à partir du .31 juin 1885, le format est encore accru et le journal paraît en feuilles de 60 x 41 cm.

L'Imprimerie du Progrès, place d'Armes, produit ce journal, qui soutient tout naturellement la candidature de son propriétaire aux élections municipales mais Larade, qui avait la signature sociale, prétendit diriger la politique et la rédaction du journal alors que Mourot en était en titre "rédacteur en chef et directeur politique"aussi ce dernier quittait-il le journal le 5 novembre 1885 et la société Mourot - Larade fut dissoute le 7. L'Imprimerie du Progrès devint l'Imprimerie Larade et fut déménagée rue de l'Alma. Larade prit la direction du journal et confia la gérance à Lemaître puis, le 17 juin,Epardeaux à son tour entra dans l'équipe du Progrès en tant que rédacteur en chef.

Malgré ces changements, Le Progrès continuait de défendre la politique du dernier gouverneur militaire de la colonie, Pallu de la Barrière, attaqué sans discontinuer par Bernier, dans Le Néo-Calédonien puis dans L'Indépendant. Ainsi, Le Progrès dont la direction et la rédaction étaient maçonniques, prit-il peu à peu un caractère de journal d'opposition vis à vis du gouverneur Le Boucher, "franc-maçon renégat tourné au cléricalisme", avant d'afficher une radicale hostilité, à partir du 5 août, quand HenriHillairet succéda à Lemaître en tant que gérant et à Epardeaux en tant que principal rédacteur (après le 18 août).

Un procès pour diffamation, engagé par Ch-M. Simon contre Le Progrès, semble être à l'origine de la disparition de cette feuille dont le dernier numéro est constitué d'une page unique, imprimée du seul titre et de la mention "Cesse de paraître".

Ressources bibliographiques

Coquilhat, Georges, La Presse de Nouvelle-Calédonie au XIXe siècle, Paris, EHESS, Thèse de doctorat, 1987, disponible en ligne