Journal fondé en 1878 sur l'Île des Pins (colonie pénitentiaire), en Nouvelle-Calédonie.
État des collections
Notice de la collection imprimée à la Bibliothèque nationale de France (Cote : JO-3083)
Bibliothèque de l'Archevêché à Nouméa
Notes et remarques
Informations fournies par Coquilhat 1987 (voir référence ci-dessous) :
54 - ( PaI) - Le Parisien Illustré.
(5/10/1878 - 28/11/1878).
Avec l'Album de l'Ile des Pins, c'est la plus belle production de la presse des déportés. Ce journal fait suite au Parisien Hebdomadaire, comporte huit pages par numéro, lithographiées sur trois colonnes de format 41 x 26,5cm. Chaque exemplaire coûte 40 c à l'île des Pins, 50 c à Nouméa, l'abonnement mensuel revient respectivement à 1,50 F et 2 F. La collection complète contient huit numéros.
Louis Barron est "l'éditeur responsable", Henri Guéritte en est "l'administrateur", puis Hubé lui succède à ce poste dès le N° 2. L. Barron et H. Guéritte signent une partie des articles avec à leurs côtés Victor Cosse, Alphonse Pélissier, Mercutio, Jules Renard, Joannès Caton comme rédacteurs et Joseph Loth comme illustrateur à qui l'on doit :
- N° l : Une grotte à l'Ile des Pins.
- N° 2 : Arabe marchand de fromage.
- N° 3 : Distribution des lettres à l'Ile des Pins.
- N° 4 : Vue prise du camp des Arabes.
- N° 5 : Plan du Champ de Mars et du Trocadéro (pour accompagner l'article de Victor Cosse sur l'Exposition).
- N° 6 : Déportés marchands de légumes.
- N° 7 : Cascade du deuxième groupe.
- N° 8 : L'hôpital de l'Ile des Pins.
Le Parisien Illustré est produit par l'Imprimerie lithographique Hocquard et Vitry, puis Paupardin et Vitry, puis Bergès et Vitry ; l'imprimerie est devenue en deux temps la propriété du principal responsable de l'Album, T. Bergès. Le numéro 8 du Parisien Illustré qui aurait dû paraître le 23 novembre ne sort que le 28. On y lit en page 2 l'entrefilet suivant :
"Nous sommes obligés de suspendre pendant le mois de décembre la publication du Parisien Illustré. Des difficultés matérielles rendent momentanément notre tâche trop difficile. Malgré tous nos efforts l'impression de notre journal à subi dans le cours de ce mois des retards nombreux aussi fâcheux pour nos lecteurs, que nous n'avons pu servir à jour fixe, que préjudiciables à nos intérêts.
Nous n'acceptons pas la responsabilité qui nous est faite. Ce qui est vrai c'est que l'imprimerie unique de l'Ile des Pins devenue la propriété de l'Album est incapable d'imprimer régulièrement le Parisien.
Mais nous espérons que le Parisien Illustré reparaîtra au mois de janvier dans de meilleures conditions de succès. Nous ne disons pas adieu à nos lecteurs mais au revoir !"
Il s'agissait cependant d'un adieu, Le Parisien Illustré ne devait pas reparaître par suite de la dislocation de l'équipe (A. Pélissier annonce son intention de cesser sa collaboration dès le numéro 7) et de l'hostilité de T. Bergès, propriétaire de l'imprimerie, qui est selon toute vraisemblance l'auteur de la lettre signée "B", dont des extraits sont publiés en page trois du numéro 7 du Parisien, où ce journal est qualifié d' "infâme" et de "panier aux ordures littéraires de la déportation".
Ressources bibliographiques
Coquilhat, Georges, La Presse de Nouvelle-Calédonie au XIXe siècle, Paris, EHESS, Thèse de doctorat, 1987, disponible en ligne.