Nouvelle-Calédonie (La)

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Journal fondé en 1878 à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie.

État des collections

Notice de la collection imprimée à la Bibliothèque nationale de France (Cote : JO-5883)

Notes et remarques

Informations fournies par Coquilhat 1987 (voir référence ci-dessous) :

32 - (NoC) - La Nouvelle-Calédonie.

"Journal d'annonces légales et judiciaires".

"Organe des intérêts maritimes, commerciaux, agricoles et industriels, paraissant tous les mercredis".

(15/5/1878 ? - 24/12/1879 ?)

Ce journal succède aux Petites Affiches qu'il remplace. Son aspect est peu différent : quatre pages 54 x 35 cm, quatre colonnes par page, 50 c le numéro, l'abonnement annuel fixé à 23 F pour Nouméa. Édité par l'Imprimerie Civile, son directeur-gérant est Joseph Bouillaud.

Autorisé par arrêté du gouverneur (N° 664 du 15 mai 1878), La Nouvelle-Calédonie doit, tout comme son prédécesseur, se conformer aux instructions ministérielles du 18 août 1876. Le ton employé dans ce journal est cependant beaucoup plus incisif et critique que dans Les Petites Affiches, tous les sujets brûlants sont abordés : Administration pénitentiaire, insurrection, mines, banque, commerce, religion, élections, budget…

Né en période de crise, La Nouvelle-Calédonie était le reflet de la situation générale de la colonie, comme en témoigne également le fait que, par rapport à son prédécesseur, la publicité tient bien moins de place dans ses colonnes, elle est même quelquefois insuffisante : par exemple, le numéro 59 du 25 juin présente en page quatre,- consacrée entièrement à la publicité,- une colonne blanche qui ne semble pas due à la censure.

La Nouvelle-Calédonie disparaît à la suite d'une rupture entre J. Bouillaud et la majorité des actionnaires de l'Imprimerie Civile.

Ressources bibliographiques

Coquilhat, Georges, La Presse de Nouvelle-Calédonie au XIXe siècle, Paris, EHESS, Thèse de doctorat, 1987, disponible en ligne