El-Misbah

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Journal publié à Oran (Algérie) entre 1904 et 1905. 

État des collections

Une notice existe, en lien avec ce journal, dans le Catalogue général BnF. Cela dit, aucune collection numérique n'a été retrouvée. Vous pouvez retrouver les cotes MFILM JO-14334 et JO-14334.

Notes et remarques

  • Ce journal était bilingue. « Il y a lieu de noter que la réputation de solide instruction bilingue dont jouissaient les fonctionnaires musulmans formés à la médersa de Tlemcen les prédisposait à la pratique journalistique; à tel point que quelques-uns parmi eux aient pu se faire remarquer même en dehors de leur pays. » 
  • « Tiré à mille exemplaires, dont 500 par abonnements, El-Misbah cessera de paraître le 17 février 1905. » 
  • « Il est écrit sous le titre, à gauche: “ Pour la France par les Arabes”; à droite: “ Pour les Arabes, par la France”. »
  • « El-Misbah, littéralement “ Le Flambeau ”, fut le premier journal indigène bilingue d’inspiration « Jeunes Algériens ». Il fut créé par un collectif de jeunes instituteurs Oranais et Tlemceniens, sous l’égide de Larbi Fekkar, lui-même instituteur originaire de Tlemcen. Cet “ hebdomadaire” de quatre pages (format 32, 5 X 50, devenu 38 X 54, 5 le 12 Aout 1904), comportait deux pages rédigées en français, une en arabe et une dernière réservée aux annonces publicitaires. Traitant des questions politique, littéraire, économique et sociale ; diffusé principalement à Oran et à Alger […]. »
  • « Dès les débuts, Larbi Fékar semble avoir eu la haute main sur la direction du journal. Il soutient presque à lui seul l'effort de rédaction. Son frère Benali Fekar, à l’époque étudiant en droit à Lyon, y contribue régulièrement, d’autres éléments lui apporteront par la suite leur collaboration sous les signatures de : Djaafar, Abdallah, Ghomri, Hamida, Dirar, entre autres, le publiciste Aoued Dalachi. Le journal s'était également assuré la collaboration de publicistes français Albert d'Espouy, Sylvestre, et même un article de Léon Daudet. »
  • Ce journal fait partie d'un ensemble plus vaste publié à la même époque. En effet, « de nombreux éléments de cette intelligentsia Jeune-Algérienne étaient déjà familiarisés avec ce nouveau mode d'expression politique et culturelle, et de diffusion des idées, qu'est le journal. À la tête de cette élite à la plume confirmée, se trouve M'hamed Ben Rahal qui, à 44 ans en 1901, était considéré comme le doyen des Jeunes-Algériens. Il collaborait déjà [...] [avec] Larbi Fékar qui, probablement sous le pseudonyme d’El Mogharbi, fut le correspondant à Oran du journal tlemcénien La Tafna ». Le texte souligne qu'il aurait aussi collaboré au journal Akhbar (L’). Journal de l'Algérie. 

Ressources bibliographiques

Pour retrouver les citations inscrites dans la section « Notes et remarques », veuillez télécharger les articles suivants :

 Rouina, K. M., & Souiah, M. (2014). journaux algériens d’Oran 1830-1962 Portrait d’une presse indigène « tolérée ». مجلة العلوم الإنسانية, 3(2), 25-35. Voir https://asjp.cerist.dz/en/article/3273. 

Saddek Benkada, «EL MISBAH : Premier journal Jeune-Algérien, Oran-Tlemcen (1904-1905)», Insaniyat / إنسانيات, 79 | 2018  ,43 1905) », Insaniyat. Voir https://doi.org/10.4000/insaniyat.18552. 

Voir aussi le Catalogue général BnF.

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