Journal publié à Opelousas, en Louisiane, entre 1852 et 1910. Il contenait une partie anglaise et une partie française.
Éditeurs et journalistes
État des collections
Le projet Chronicling America a numérisé un grand nombre d'exemplaires du Courrier sur la durée de son existence. Le tout est accessible en ligne sur le site de la Library of Congress. On trouvera à ce lien la notice catalogue du journal et à droite le lien vers la collection numérique.
Notes et remarques
Fondé en 1852, Le Courrier des Opelousas était publié dans une petite ville, modeste mais historiquement importante, située sur la « prairie cadienne » du centre-sud de la Louisiane. Établie en 1720 comme poste de traite français, Opelousas devint un centre régional pour l’élevage et l’agriculture. En 1862, pendant la guerre de Sécession, la ville servit brièvement de capitale de la Louisiane après que la législature de l’État eut abandonné Baton Rouge. En avril 1863, les forces de l’Union qui occupaient la région prirent le contrôle du Courier et l’éditèrent pendant une semaine. Une pénurie de papier journal entraîna la suspension de la publication pendant de courtes périodes au cours de la guerre ; certains numéros furent imprimés sur du papier peint. Les années 1870 et 1880 à Opelousas furent marquées par une politique raciale réactionnaire et une économie stagnante (selon un éditorial du St. Landry Clarion en 1908, « Pendant un certain nombre d’années, Opelousas était connue des nouvelles villes environnantes, qui surgissaient comme des champignons de tous côtés, comme étant dans un “sommeil paisible” »). Toutefois, en grande partie grâce aux chemins de fer, la population de la ville augmenta lentement et avait atteint 4 000 habitants en 1910.
Tout au long de son existence, le Courrier fut associé à la famille Sandoz. Joel Henri Sandoz (vers 1817-1878), originaire de Suisse et ancien coéditeur de l’Opelousas Gazette, fonda le journal avec André (ou Andrew) Meynier, le maire de la ville, et l’édita pendant de nombreuses années. Il fut ensuite remplacé par son fils Leonce Sandoz (1844-1909). Bien qu’originellement neutre politiquement, lors de l’élection présidentielle de 1860, le Courier soutint le candidat démocrate sécessionniste John C. Breckinridge. Après la guerre, il demeura démocrate. Les informations locales portaient principalement sur la politique, les chemins de fer, l’immigration, l’éducation et l’agriculture. À partir des années 1870, le journal devint un « home journal » typique, publiant des œuvres de fiction, des essais, une rubrique consacrée à la ferme et au jardin, ainsi que des conseils domestiques. Les articles de nature littéraire furent supprimés vers 1908 au profit d’un contenu davantage centré sur l’actualité locale. Le contenu en français, qui occupait à l’origine deux des quatre pages du journal, avait également disparu au début des années 1900.
La publication semble avoir cessé en février 1910, quelques mois après la mort de Leonce Sandoz.
Source : https://www.loc.gov/item/sn83026389/