Journal fondé en 1893 à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie.
État des collections
Notice de la collection imprimée à la Bibliothèque nationale de France (ISSN 2823-7153 ; Cote : JO-69879)
Notice de la collection imprimée aux Archives nationales d'outre-mer (Cote : BIB SOM POM/e/6)
Bibliothèque Bernheim à Nouméa
Notes et remarques
Informations fournies par Coquilhat 1987 (voir référence ci-dessous) :
04 - (Bat) - La Bataille.
"Ense et Calamo"
Journal des intérêts coloniaux.
Le "directeur politique" et principal rédacteur en était Achille Ballière. Les gérants ont été successivement J. Barotte (1 à 102), F. Bagard (103 à 148), P. Monfort (150 à 176).
Le journal était tiré sur les presses de l'Imprimerie Nouméenne et le bureau se trouvait à l'hôtel Sébastopol, puis hôtel Gagnon.
La publication de La Bataille commence le samedi 17 juin 1893 et, bien que rien n'annonce que le journal doit cesser de paraître, se termine le 19 mai 1894 avec le numéro 176.
D'abord tri-hebdomadaire, paraissant les lundis, mercredis et vendredis, ce journal devient quotidien à partir du 19 février 1894 (n° l03).
C'est une feuille de quatre pages qui coûte 25c en publication tri-hebdomadaire, 15c en publication quotidienne. Format : (5l x 38).
La Calédonie (du 20 juin 1893) présentait en ces termes son nouveau confrère et rival :
"…comme l'indique son titre et son sous-titre, la Bataille, "Ense et Calamo", est un journal d'avant-garde qui nous promet de combattre le bon combat pour la Nouvelle-Calédonie et ses habitants".
Ballière s'attaque en effet aux grandes puissances de la colonie liées au Nickel, et combat par là même en faveur de la maison Prevet. Il combat également, en faveur du gouverneur Picquié,- qui ne lui en manifeste aucune reconnaissance,- fonctionnaires et magistrats peu dociles. Les articles sont quelquefois d'un goût douteux (Cf. n°54 du 23 octobre 1893 : Le pantalon empoisonné, signé du pseudonyme "Oscar Touche"), mais Ballière signe un intéressant feuilleton à clés intitulé La guerre de Troieoù, dans une Argos qui ressemble beaucoup à Nouméa, se meuvent, travestis en héros d'épopée burlesque, des habitants de la colonie bien connus du public.
Ressources bibliographiques
Coquilhat, Georges, La Presse de Nouvelle-Calédonie au XIXe siècle, Paris, EHESS, Thèse de doctorat, 1987, disponible en ligne.